Inside Panama-City

Où comment découvrir une Anarchie-Organisée

Je me suis rendu à plusieurs rendez-vous dans le centre de Panama-City, là où les buildings poussent comme champignons en automne... là où les autoroutes urbaines s'entrelacent comme des spaghettis coincés dans une boite de sardines... là où tout se passe aussi bien au raz du sol que 20 étages au-dessus de nos têtes.

Comme me l'avaient bien dit mes contacts locaux :

"Pour te déplacer à Panama-City, tu oublies la marche, il n'y a pas ou peu de trottoirs... Il y a des bus... Un métro... Mais ! Le meilleur moyen est le taxi !... En plus, ils ne coutent pas cher et ils y en a a partout.... Tu verras, c'est simple."

Avec ma vision de belge, prendre un taxi demande "d'appeler " un taxi... donc,

  • téléphone aux taxis,

  • définir l'adresse de prise en charge,

  • attendre l'arrivée de la voiture,

  • monter dans le véhicule,

  • indiquer sa destination au chauffeur,

  • voir le compteur engranger les euros...

  • et à destination, payer, saluer le chauffeur et sortir.

Au Panama, tout est différent... (comme tant d'autres choses d'ailleurs) :

Le taxi se hèle d'un geste dès qu'une voiture jaune montre le bout de son capot. Le chauffeur s'arrêtera directement, même s'il bloque toute la circulation pendant le temps de la négociation financière.

Car ! Il n'y a pas de système de compteur pour tarifer la course, cela se négocie entre client et chauffeur. Heureusement, les prix sont bon marché : pour 5 $ (4,50 €) vous traversez la ville.

Mais, il faut être vigilant, car certains chauffeurs auraient tendance à repérer l'étranger et à largement modifier son prix à la hausse.

J'ai connu cette expérience, où à l'aller, j'avais payé 5 $ et au retour l'autre chauffeur me demandait 10 $ !!

J'ai refusé et, en anglais, j'ai argumenté le tarif aller et dis que j'allais payer le même au retour. M'a-t-il compris ?... Parlait-il anglais ?... Je ne sais pas, mais, en tout cas, il a accepté - à mon prix - de faire la course.

Avec d'autres chauffeurs, c'est moi qui ai défini un prix, le chauffeur l'a accepté et cela ma servi de base de négociation pour le retour. 

Je précise que je ne parle pas espagnol (pas encore...), donc, je négocie en anglais, lui en espagnol, et puis il y a les gestes et les sourires... et tout se passe au mieux.

Bon, donc, je résume : le premier, le second, le troisième point de la procédure "taxi" n'ayant pas de sens au Panama, me voici assis à l'arrière de la voiture pour indiquer ma destination au chauffeur.

Le moyen conseillé est d'avoir écrit sur un papier la destination et le présenter au chauffeur.

Petit rappel : une destination écrite n'est pas une rue. Une destination est : un quartier, un coin remarquable entre deux rues importantes et, enfin, la rue de destination. C'est simple et efficace.

A propos d'efficacité, le chauffeur se met en route et alors là !! Commence le voyage dans le monde de :

l'Anarchie-Organisée

Assis à l'arrière du taxi, j'ai plusieurs fois fermé les yeux, rentré la tête dans les épaules, contracté les abdominaux en l'attente du crash entre deux véhicules.

Rouler ici est de la folie pure. Les voitures se doublent, changent de file, sortent de droite de gauche sans aucun respect de priorité, et le tout en klaxonnant très régulièrement. Je l'ai déjà écrit dans un précédent article : ce klaxon ne sert à rien car personne n'en tient compte.

Petite anecdote, dans le vieux quartier de Casco Viejo où les rues étroites ne laissent la place que pour un seul véhicule, il y a un système de sens unique... mais ce qui est unique ;-) est qu'il n'y a aucune plaque qui annonce le sens de circulation de la rue.

C'est au chauffeur de le savoir !!

Bien, après cette partie consacré aux taxis. (je vous avoue que je ne sais plus m'en passer), je vais vous présenter quelques photos du centre  de Panama-City.

L'aventure continue...